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26 Febbraio 2005

Quatre millions d`euros de réparation demandés à la Juve

Quatre millions d`euros de réparation demandés à la Juve

Une association de consommateurs italiens met en cause le club de football turinois.

Les attendus du jugement rendu contre le médecin-chef de la Juventus, Riccardo Agricola, condamné fin novembre 2004 à un an et dix mois de prison pour fraude sportive, ont eu une première conséquence inattendue.

Jeudi 24 février, au lendemain de leur communication par le président du tribunal de Turin, Giuseppe Casalbore, la principale association italienne de consommateurs, le Codacons, a mis en demeure le club piémontais de payer 4 millions d`euros de réparation.

“Le Codacons a demandé au club sportif une réparation de 4 millions d`euros en relation à l`administration systématique et illicite de médicaments à des sportifs, et aux conséquences de l`usage de produits exogènes dans le cadre de manipulations cliniques afin d`améliorer les performances desdits sportifs“, explique l`association dans un communiqué.

Dans ses attendus, le juge Casalbore avait confirmé que de l`érythropoïétine (EPO) avait été prescrite et distribuée à certains joueurs entre 1994 et 1998 (Le Monde du 29 novembre 2004).

“Le médecin a réussi à renforcer, de manière frauduleuse et non physiologique, la prestation des joueurs (dont Antonio Conte et Alessio Tacchinardi), lors des compétitions dans lesquelles ils étaient alignés“, a précisé le magistrat.

PRENDRE DES SANCTIONS SÉVÈRES

Fort de ces attendus, l`association de consommateurs a saisi le Comité olympique italien (CONI) et la fédération italienne de football (FIGC) afin qu`ils prennent des “sanctions sévères“ à l`encontre de la Juventus au regard de sa “responsabilité pour le dopage et la fraude sportive“.

Car si Giuseppe Casalbore a acquitté, en novembre, l`administrateur délégué de la Juventus, Antonio Giraudo – contre lequel le procureur de Turin avait requis deux ans et un mois de prison -, il précise dans ses motivations que le docteur Agricola “ne peut avoir acheté l`EPO tout seul et ne peut avoir agi sans l`autorisation préalable de ses supérieurs“.

Le Codacons a également interpellé le ministère italien de la santé afin “qu`il assure une campagne efficace contre le dopage et établisse la participation des représentants de l`association des consommateurs à l`organisme de vigilance et de contrôle du dopage et pour la protection de la santé dans le sport“.

L`association s`était déjà illustrée en 2002 en demandant l`arrêt du Tour d`Italie cycliste à cause des affaires de dopage, estimant que “ les coureurs n`étaient plus de bons exemples pour le jeune public.“

L`exemplarité des joueurs de la Juventus n`est pas encore en cause. Mais comme l`avait expliqué au Monde le procureur adjoint de Turin, Raffaele Guariniello, certains d`entre eux risques d`être poursuivis pour faux témoignage.
Dans ses attendus, le juge Casalbore arrive en effet à la conclusion que, lors du procès-fleuve des dirigeants du club italien, certains footballeurs ont menti dans le but de disculper Riccardo Agricola. Dans le collimateur : Alessio Tacchinardi, Moreno Torricelli, Roberto Baggio, Gianluca Vialli ou encore Filippo Inzaghi. Zinédine Zidane et Didier Deschamps, tous deux entendus dans le cadre du procès, ne semblent pas soupçonnés d`avoir travesti leurs déclarations.

Pour analyser la situation créée par les attendus du jugement, le président de la FIGC, Franco Carraro, a sollicité un rendez-vous avec son homologue du CONI, Gianni Petrucci, lequel s`en est remis à la commission antidopage du CONI afin d`étudier la signification desdits attendus.

 

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